Foix Haute-Ariège

Sur les routes de l’Ariège, Montaillou

Sur les routes de l’Ariège, Montaillou

Montaillou, en occitan Montalhon, doit sa notoriété à Emmanuel Le Roy Ladurie qui lui a consacré un livre : Montaillou village occitan, en étudiant les livres de l’inquisition.

Le village est situé à côté de Montséguret à 1200 m d’altitude, et contrôlait le chemin reliant le Pays de Sault au Sabarthès, par les cols des sept frères et de Marmare, mais aussi celui reliant le Pays d’Olmes au Donnezan, par Comus et les cols de Balaguès et de Pailhères.

Le Pays d’Alion échut au début du XIe siècle, à la branche cadette des comtes de Carcassonne.

En 1132, Guilhem d’Alion, marié à Braidimenda de Foix est alors vicomte de Sault. Dans la seconde moitié du XIIe siècle Aton d’Alion reçut en héritage le Pays de Sault et donna naissance à la famille Niort devenue célèbre lors de la croisade contre les « Albigeois ».

En 1209, les d’Alion furent dépossédés de leurs biens, pour désobéissance, et ce furent les Comtes de Foix qui se chargèrent des territoires de Prades et Montaillou.

Cela pouvait expliquer en partie la soumission « diplomatique » de Bernard d’Alion au chef des Croisés, Simon de Montfort. La position prise par Bernard d’Alion était à l’opposé de celle des comtes de Foix, qui eux, combattirent les croisés jusqu’en 1229. Il faut cependant noter que Bernard d’Alion malgré sa soumission fut un allié actif du catharisme en hébergeant, par exemple dans les années 1230, l’évêque cathare du toulousain, Guilhabert de Castres.

Bernard d’Alion et Arnaud d’Usson, en tant que sympathisants, accueillirent sur leurs terres, des cathares persécutés et aidèrent de diverses manières les résistants au roi de France et à l’église catholique, qu’étaient les principaux chefs religieux cathares installés à Montségur.

Après Montségur, de nombreux hérétiques trouvèrent dans les forêts du pays d’Alion, un abri sur contre le tribunal inquisitorial.

En 1309, Geoffroy d’Ablis, inquisiteur de Carcassonne, mena la 1ère rafle inquisitoriale le jour de la fête de l’Assomption. L’ensemble de la population fut faite prisonnière, déportée et emprisonnée au mur de Carcassonne. Les registres racontent que des corps furent déterrés, attachés à des chevaux puis traînés. Les restes furent ensuite brûles.

www.montaillou.fr

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