Environnement

Le SMECTOM vote un budget 2017 en légère hausse

Comme chaque année, le Smectom du Plantaurel a proposé son budget annuel au vote des délégués des collectivités adhérentes. Si l’approbation des comptes 2016 et la proposition de budget 2017 ont été votées sans encombre, les nouvelles propositions de tarifs, revus à la hausse, ont suscité quelques réactions au sein de l’assemblée. Florence Rouch, Présidente du Smectom, s’est appuyée sur des analyses détaillées du coût actuel des déchets et des nouvelles obligations qui pèsent sur le Smectom pour convaincre le Comité syndical de voter ces augmentations. 

Ces évolutions s’expliquent à travers deux axes : d’une part, le coût du traitement de nos déchets est en constante augmentation depuis 20 ans : hausse du prix du carburant, des salaires, de la taxe générale sur les activités polluantes, etc. Aujourd’hui, les contributions des collectivités ne couvrent que 60 à 70 % des dépenses prises en charge par le Smectom : il a ainsi été décidé d’augmenter les tarifs, qui restent malgré cela encore en-dessous des moyennes nationales.

D’autre part, de forts investissements sont nécessaires pour la mise en conformité des installations du Smectom vis-à-vis de la loi (normes environnementales et de sécurité, loi d’août 2015 sur la transition énergétique, loi Grenelle II). Ces opérations concernent la sécurisation et la mise aux normes des déchèteries, des quais de transfert et des chaînes de tri, mais aussi l’obligation de réduire fortement le tonnage des déchets stockés et de recycler tout ce qui peut l’être. Tout cela ne pourra se faire sans une hausse de la contribution des adhérents du Smectom : comme les particuliers, le Syndicat doit avoir des comptes équilibrés pour contracter et rembourser les emprunts nécessaires à tous ces nouveaux investissements. 

L’impact se ressentira sur quelques prestations annexes : par exemple, le bac à déchets végétaux augmente de 2 € par an (32 €), tandis que la mise à disposition d’un composteur évolue de 10 à 11 €. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est également soumise à cette hausse ; en 2016, un foyer ariégeois (hors Couserans) a payé en moyenne 18 € par mois pour cette taxe. L’augmentation 2017 sera en moyenne de moins d’un euro par mois par foyer, pour la production de plus de 700 kg de déchets par an. 

Le nouveau bureau du Smectom affiche une volonté de limiter au maximum les hausses de la taxe d’enlèvement : d’abord par la réduction des déchets à la source (objectif – 15 000 tonnes à l’horizon 2020), ensuite en limitant ses dépenses. « Le Smectom s’est engagé à réaliser d’importantes économies de fonctionnement dès 2017 », annonce Florence Rouch. « Cela passera par l’optimisation des tournées de collecte, de la masse salariale, et par la rationalisation des achats ». Ainsi, la réduction des déchets et les économies combinées permettront au Smectom de contenir au maximum l’évolution du coût des déchets pour les années à venir. 

Sources : Smectom du Plantaurel avril 2017, ADEME dossier « Flux-coûts » août 2016

 
À propos du Smectom du Plantaurel
Le Smectom du Plantaurel, Syndicat Mixte d’Étude, de Collecte et de Traitement des Déchets Ménagers, a été fondé en 1987. Aujourd’hui, il gère les collectes de 110 communes et traite au total les déchets de 237 communes. Le syndicat couvre plus de 80% des habitants du département (près de 128 000 sur 153 000 Ariégeois). En 2015, le syndicat a traité 95 000 tonnes de déchets, dont 38% ont été redirigés vers des filières de revalorisation. Basé à Varilhes (09) et présent sur 12 sites ariégeois, le Smectom emploie aujourd’hui près de 200 personnes.

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