Les ariégeois conquièrent le Monde

Margaux août 2017, je me souviens…

Je te quittais le mois dernier à Christchurch un jour de pluie. Un autre. Je suis à moins de 7 jours de mon départ de Nouvelle Zélande. Je n’arrive pas à y croire. Je n’ai rien envie de prévoir jusqu’à Auckland. On verra où le vent me mène.

Au diable les attractions touristiques onéreuses et dénuées de sens. Je veux m’imprégner des paysages, ressentir les choses qui m’entourent, rencontrer des locaux une dernière fois et profiter du temps qui passe avant qu’il ne m’échappe. Je ne reserve rien d’autre qu’une liaison entre Christchurch et Picton. Là bas, Kerstin, une néo-zélandaise a accepté de m’héberger une nuit, gratuitement, sur son canapé.

C’est en fait une très confortable chambre qu’elle mettra à ma disposition. Je t’ai déjà parlé de l’hospitalité Kiwi ? On ne se connait pas et pourtant, on croirait que c’était écrit … qu’il fallait que l’on se rencontre. Kerstin est un personnage atypique : mère de 3 enfants, elle vit à l’année sur un bateau dans les eaux claire des baies de Nouvelle-Zélande. Elle instruit ses enfants en famille et vit de la chasse de Possums (nuisibles sur les îles). Il n’est pas question de traversée, “Nous avons le mal de mer” m’avoue-t-elle. Son histoire m’intrigue et je sens qu’elle est heureuse de la partager. Comment ne pas partager son enthousiasme lorsqu’elle raconte : « Il y a quelque chose d’assez magique de voir, au saut du lit, dauphins, orques et baleine en tout genre .. Ce qui est fabuleux c’est lorsque qu’on n’à qu’à tendre le bras pour les caresser. » Quelle rencontre. J’ai envie de rester mais mon ferry part dans quelques minutes seulement. Une dernière accolade et c’est déjà l’heure de partir.

Le pont supérieur et balayé par un vent glacial ; je fais mes aux-revoir à l’île Sud. Ses interminables lacs, sa haute chaine de montagnes et ses pâtures à perte de vue me manquent déjà. Quant aux gens que j’ai rencontrés ? Leurs rires résonnent toujours dans ma tête. Comment les oublier ? Je passe la nuit dans un bus qui rallie Auckland depuis la capitale en une douzaine d’heures. J’ai le dos en compote et les yeux cernés. On vient de faire 650 kilomètres mais ça ne m’empêchera pas d’en faire 200 de plus, à la rencontre des Kauri, ces arbres géants et multi-millénaires qui sont à l’abri dans les forêts denses et tropicales du Northland. J’essaie de m’imprégner du lieu, de sa magie et de son énergie. Les Kauri, en vrai, ça met une claque.

C’est déjà la veille du départ. Le temps est frais. Froid même. J’ai enfilé mon manteau, mis mon bonnet et je suis en route pour l’aéroport. Mon esprit est encore ici. Je repasse le film de cette année incroyable … De mon bouleversement lorsque je découvrais de nouveaux paysages à mon émotion face à la gentillesse des gens rencontrés.

L’avion décolle, c’est LE grand départ pour un séjour éclair en France. 63 heures et 2 correspondances plus tard je pose enfin le pied à la maison. Et, si je reconnais le mobilier je ne connais pas les lieux. Mes parents ont tracé leur route et se sont installés quelques vallées plus loin … dans le Béarn … et c’est depuis Pau que j’écris cette newsletter. Ils ont l’air heureux et ça me réjouit. Je suis en France quelques semaines à peine, les journées sont bien remplies et après les visites chez les uns et les autres, il est déjà presque temps de repartir.

C’était le deal. Je suis prête. Je me souviens … Et c’est là-bas, où les journées sont douces, où les amitiés durent et où on dort dans des cabanes et des bulles perchées en forêt que je vais poser mes valises dans moins d’une semaine. Tu te souviens ?

On se retrouve à Sacré Coeur, Quebec, Canada !

Adischatz.

margauxvallet.wixsite.com/goingwest

Kilomètres parcourus depuis le 25 août 2016 : 65.996 kms
40.689 en avion
6.395 en bus
1.024 en train
17.735 en voiture
153 en bateau

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