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Le Sénateur Alain Duran ne participera pas à la table ronde sur la mission ours

Mission d’expertise sur la réintroduction de l’ours : pourquoi je ne participerai pas à la mascarade du 26 juin !

Communiqué de Alain Duran Sénateur de l’Ariège 

Le 29 novembre dernier, je me suis entretenu – en présence de Francis Toulis et d’Alain Servat, Présidents de la Chambre d’agriculture et de la Fédération pastorale de l’Ariège – avec la Directrice de cabinet de Nicolas Hulot afin de lui faire part de nos inquiétudes communes et partagées quant à la présence mortifère de l’ours en secteur pastoral. Les conclusions des États généraux du pastoralisme étant rendues quelques jours plus tard à Foix, l’occasion était rêvée pour faire remonter les doléances du terrain à un Gouvernement trop souvent hors-sol sur le sujet.

Il aura pourtant fallu attendre le 28 mars pour que soit initiée la mission d’expertise relative « aux mesures d’accompagnement apportées aux éleveurs confrontés aux prédations des ours et aux difficultés économiques du pastoralisme » – sans tenir compte d’une seule conclusion de ces États généraux. Après une visite dans notre département en mai, cette mission organisera finalement une table ronde le 26 juin prochain. Malgré ces retards répétés et ces déconvenues, il s’agit d’une excellente nouvelle, non ?

Certainement pas. Le 26 mars dernier, à l’avant-veille de l’officialisation de ladite mission, le Ministre d’État à la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, annonçait la réintroduction de deux ours dans le massif des Pyrénées – sans la moindre concertation préalable entre les différents protagonistes du dossier, alors qu’elle est pourtant impérative depuis 1992.

La présence de l’ours sur notre territoire de montagne est en totale antinomie avec le maintien du pastoralisme, à cause de la destruction de l’économie et de la biodiversité des systèmes agro-pastoraux qui résulterait des prédations de troupeaux par l’ours. Et puisque le cantonnement de l’ours à un territoire délimité qui voudrait bien l’accueillir semble écartée par le Gouvernement, les dés sont pipés et la discussion biaisée.

Eu égard à ces différents éléments, comment tous les acteurs du dossier pourraient-ils, en totale confiance et en pleine sérénité, échanger dans le but de co-construire un projet partagé – qui veillerait tant à la préservation de la biodiversité qu’au renforcement du pastoralisme en Ariège ? Le contexte actuel ne le permet pas.

Je reste fidèle aux engagements que nous avions pris dans un communiqué commun en date du 27 avril dernier – avec l’Association des maires, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la FDSEA, l’Association des jeunes agriculteurs, la Confédération paysanne, la Coordination rurale, la Fédération pastorale et l’ASPAP – et considère qu’avant toute poursuite de ce processus controversé, il est indispensable de rétablir la confiance et le respect à l’égard de toutes les parties prenantes, afin que les différents acteurs du pastoralisme se sentent revalorisés et ne soient plus dédaignés et méprisés.

 

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