chambonFabrice CHAMBON a passé ses études dans la ville rose, en 1996, il obtient une  maîtrise en Histoire et Archéologie (Université Toulouse le Mirail), puis en  1997 un DEA d’histoire .

Passionné d’histoire et d’archéologie, il effectue un passage de quatre années dans le département de l’Aude entre 1994 et 1998 où il est Directeur de Fouille au château de Termes, s’en suit de 1998 à 2005 une autre expérience de Directeur de Fouille au château de Hagelet dans les Hautes-Pyrénées, il cumule dès 1998 un poste d’Attaché Culturel du site de Montségur, poste qu’il occupe encore à ce jour.

“Lorsque Nature et Histoire ne font plus qu’un, vous êtes en Ariège” Fabrice Chambon - août 2009 pour Azinat.com

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heleneteisseireHélène Teisseire est née à Toulouse en 1974 et a 2 enfants. Elle grandit à Foix, passe ses vacances à Ax-les-Thermes, ski de fond à Beille. Elle fait ses études à Toulouse, histoire, histoire de l’art et archéologie à l’UTM et sort diplômée en histoire/archéologie (DEA) et médiation du patrimoine (DESS), elle prépare aujourd’hui une thèse.

Ses activités professionnelles liées à l’histoire et l’archéologie :

-Assistante qualifiée de conservation du Patrimoine au CG09 (depuis 2008)

-Directrice d’opérations archéologiques (Couserans 2004-2005, Ax-les-Thermes 2005-2009), opération en cours : fouilles programmées du site médiéval de Castel Mau à Ax-les-Thermes

-Membre d’équipe de fouilles sur les sites de Montréal de Sos (Auzat), Tabariane (Teilhet), Bénazet (Mazères), Montaillou

-Engagée dans plusieurs associations d’archéologues (archéologies, HAPPAH, Châteaux d’Ariège et d’ailleurs,…) pour promouvoir et développer l’archéologie et particulièrement l’archéologie ariégeoise

-Membre du Programme Collectif de Recherche « Naissance, évolutions et fonctions des fortifications au Moyen Age dans les comtés de Comminges, Couserans et Foix» (Flo Guillot, directrice)

Bibliographie succincte :

- « De la villa de Acquis au Castrum de Ags : ébauche d’histoire », in actes du colloque « Pouvoirs pyrénéens : de la résidence aristocratique au castrum », Seix (09) 27-28 octobre 2007, Maison du Haut Salat, éd. La Louve, Cahors, 2009

- Bourdoncle (S.), Guillot (F.), Lasnier (T.), Teisseire (H.), La vallée de La Bellongue (Pyrénées-Couserans) au Moyen Age, Revue du Comminges, Tome CXXII, pp.173-208, 2008

- « Ax-Les-Thermes en quête de fortification », in Midi-Pyrénées Patrimoine, juin-septembre 2008, p. 9

- Ax-les-Thermes et ses environs, Gloucestershire, éd. Alan Sutton, Coll. Mémoire en Images, 2005, 128 pages

Ses rapports d’opérations archéologique sont en ligne sur le site http://chateaux09.free.fr

« Dans mon cœur toujours demeure, par monts et par vaux tes montagnes m’accompagnent, jamais ne t’oublie et reviens toujours vers tes Orrys » Hélène Teisseire août 2009 pour azinat.com

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claudiusdecapblancClaudius de Cap Blanc est né trois ans après la moitié du XXe siècle, l’année même où Staline faisait à l’humanité l’honneur de se retirer de la scène terrestre. Preuve qu’un important tournant s’amorçait dans l’histoire, et qu’une telle année ne pouvait qu’augurer un grand cru.

Après une enfance ordinaire où se perçoivent déjà les traits dominants de son caractère (ce sera un rebelle, un individualiste épris de liberté et de grands espaces, un insoumis, un insatisfait permanent à la recherche de l’absolu), Claudius fait des études qu’il se plaira par la suite à qualifier de « primaires», ajoutant: «Je n’ai rien appris à l’école, en tout cas rien de ce que je rêvais confusément d’apprendre». quelques boutons suppureux accrochés au menton, Claudius fixe ses yeux sur un horizon au-delà de l’horizon et se jette dans la vie active avec une avidité de loup. Il veut tout faire, tout apprendre, tout sentir, tout connaître, et croit puérilement qu’il va trouver «le vrai mode d’emploi de la vie» dans ces livres séculaires qui «parlent de la vérité»: Bible, Coran, Vedanta et autres marchands de zen ou de taoïsme.

Comme s’il voulait circonscrire tous les domaines du savoir, ce boulimique errant se plonge ensuite dans des domaines aussi variés que l’archéologie, la paléontologie, l’astronomie, la biologie, et surtout l’ histoire, en particulier celle du colonialisme qui lui révèle les irréductibles travers de l’humain conquérant, massacreur et donneur de «bonnes leçons».

Durant une dizaine d’années, vivant d’expédients, exerçant toutes sortes de métiers, on le verra peintre à Spokane (USA), laveur d’assiette dans le Quennsland (Australie), colporteur au Canada, baroudeur au Pérou, en Inde, en Afrique du nord, au Sri Lanka, en Israël, au Népal, à la Réunion,…

Ce grand périple, riche d’aventure et d’odeur, ne fait que ramener Claudius à lui-même, mais cette fois il sait, ou croit savoir, qu’il n’y a qu’une vérité: la sienne, et que c’est à chacun de la découvrir en la créant. Fort de cette trouvaille il rentre en France et décide de s’établir dans sa terre natale, l’Ariège. Il y crée au Mas d’Azil un univers métahistorique : l’Affabuloscope.

Claudius de Cap Blanc. “Affabuliste à l’Affabuloscope, né à l’Acheuléen (1,3 million d’années) sait d’où IL vient, NE sait pas où IL va, mais y va en brûlant de la gomme à chaque pas.”

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montsegurQualifiés d’hérétiques, de cathares ou de parfaits par ceux qui les dénoncent, ils se nomment eux-mêmes bons hommes et bonnes femmes et leurs fidèles, bons croyants. On a lancé contre eux une vaste croisade…

Loin des origines orientales qu’on veut bien lui prêter, le catharisme est une forme médiévale de christianisme. Ses adeptes se considèrent comme la vraie Eglise du Christ et des apôtres à la différence de Rome qui a, selon eux, dévoyé l’héritage initial. Dès le XIe siècle, dans différentes parties d’Europe, les condamnations se multiplient. En Occitanie, en revanche, le catharisme trouve un terreau propice. Le catharisme se diffuse dans le comté de Toulouse et dans les vicomtés réunis par la famille des Trencavel – Carcassonne Béziers, Albi et Limoux-. Le monde féodal méridional est moins structuré et centralisé que son pendant du nord. On y trouve de nombreuses et complexes co-seigneuries ; des liens de vassalité denses. Une fois qu’il a touché la classe aristocratique, le catharisme peut, dans ce contexte, s’ancrer facilement et profondément. Dans le village fortifié autour du château que l’on appelle le castrum, les habitants se côtoient continuellement. Leurs maisons sont enserrées à l’intérieur du rempart au pied de la tour féodale et les pratiques des uns influent sur celles des autres. C’est d’autant plus vrai que les religieux cathares vivent au cœur des bourgades, priant et travaillant à la vue de tous. Ils occupent des maisons communautaires ouvertes dont on compte une cinquantaine à Mirepoix, dont certaines sont fondées pour les femmes comme à Dun ou Lavelanet. Leur église est organisée ; elle propage sa foi et dispense les sacrements.

Lorsque Innocent III accède au siège pontifical en 1198, la réponse des autorités catholiques va se faire plus musclée. Dès 1208, le nouveau pape s’appuie sur le prétexte de l’assassinat de son légat, Pierre de Castelnau, pour appeler à une croisade. Elle démarre en 1209. Comme pour toutes les autres croisades, il s’agit d’une guerre contre les infidèles permettant de déposséder et de tuer. La différence est que cette croisade-ci se déroule en terre chrétienne. Les armées du nord déferlent sur le Languedoc avec pour objectif de chasser de leurs terres, afin de les remettre à de bons catholiques, tous ceux qui protègent l’hérésie. Bûchers collectifs, massacres de civils, pillages se succèdent.

C’est à Béziers en juillet 1209 qu’est prononcée cette phrase tristement célèbre : « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Les chevaliers que l’on va alors appeler les faydits sont dépossédés au profit des barons du nord, la famille de Lévis notamment pour la terre de Mirepoix et du pays d’Olmes.

Après la mort en 1218 du célèbre chef de guerre croisé, Simon de Montfort, l’espoir renaît et les reconquêtes se multiplient. Il est de courte durée. A partir de 1226, le roi de France, Louis IX, intervient à la tête d’une puissante armée. L’alliance du roi et du pape conduit à la défaite du Midi. Par le traité de Meaux en 1229, les terres du comte de Toulouse reviennent à sa fille Jeanne promise au jeune frère du roi, Alphonse de Poitiers. Si le sort politique du Languedoc est scellé il n’en est pas de même pour les églises cathares qui entrent dans la clandestinité. Montségur abrite les évêques successifs du Toulousain mais aussi le clan seigneurial Péreille-Mirepoix et ses défenseurs. Ce nid d’insoumis offre une double résistance : à l’ordre catholique romain et à l’ordre royal français.

En 1244, après un an de résistance, les assiégés se rendent. En cette journée du 16 mars, deux cents vingt religieux choisissent le bûcher plutôt que d’abjurer. Ce n’est pas encore la fin du catharisme puisque qu’il y aura des croyants jusqu’au XIVe siècle avec un renouveau en Haute Ariège mais c’est la fin de l’Eglise cathare structurée en Occitanie.

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Jean Clottes

Conservateur Général du Patrimoine, Jean Clottes fut Conseiller scientifique pour l’art préhistorique au ministère de la Culture, après avoir été Directeur des Antiquités préhistoriques de la région Midi-Pyrénées (1971 à 1991). Ses recherches portent principalement sur l’art préhistorique, en France et dans le monde. Il a eu la charge de l’étude de la grotte Chauvet jusqu’à fin 2001. Il dirige et publie la revue INORA (International Newsletter on Rock Art). Il est directeur de la collection Arts rupestres aux éditions du Seuil. Ancien Président du Comité International d’Art Rupestre de l’ICOMOS, il est présentement Expert international auprès de l’ICOMOS et de l’UNESCO.


“J’aime l’Ariège blanche, verte et noire. La neige de ses montagnes l’hiver et ses vertes collines l’été, et -on s’en doute…-  ses cavernes profondes fréquentées depuis plus de quinze mille ans”  Jean Clottes - Juillet 2009 pour azinat.com

Parmi ses derniers livres :
- Le Musée des roches : l’art rupestre dans le monde (2000) (Seuil) - La Grotte Chauvet. L’Art des Origines (dir.) (2001) (Seuil) - La Préhistoire expliquée à mes petits-enfants (2002) (Seuil) - Cosquer Redécouvert (2005), avec J. Courtin & L. Vanrell (Seuil) - Les Félins de la Grotte Chauvet (2005), avec M. Azéma (Seuil) - Les Chamanes de la préhistoire, texte intégral, polémique et réponses (2007), avec D. Lewis-Williams (Seuil) - L’Art des Cavernes préhistoriques (2008) (Phaidon).

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Laurence Cabrol
Laurence Cabrol

Laurence Cabrol ? Tout le monde la connaît en Ariège : elle anime depuis quelques années le journal d’information d’Ariegenews mis en ligne tous les jeudi matin sur le web. Mais saviez-vous que Laurence était une ariégeoise de longue date ? Originaire de l’Aiguillon dans la vallée de l’Hers et née dans une famille installée dans le Pays d’Olmes depuis 1908. Son arrière-grand-père Aubain Cabrol apporta la technique de la laine cardée dans la vallée de l’Hers et cré une entreprise familiale qui fit vivre une bonne partie du village. Laurence fit ses études au collège Victor Hugo de Lavelanet, puis au Lycée Gabriel Fauré à Foix en filière littéraire. Dans les années 80 elle entame des études à l’Université de Toulouse ou elle empoche au bout de quelques années un Diplôme de DEA en Histoire médiévale et pour mémoire de fin d’étude sur les Mérovingiens. Véritablement “branchée” histoire de l’Art, elle travaille successivement dans un musée et aux archives municipales de Toulouse où elle touche aux métier de la communication (sans oublier entre temps d’être chargée de cours à l’Université). C’est ainsi qu’elle s’est rapprochée du monde des médias, en “montant” à la capitale,  avec le lancement de site féminin (sotrendy.com) dans les années 2000. En 2004 saturée de grandes villes, elle est revenue dans son Ariège natale pour se lancer dans l’aventure dans  les (Ariège) News.

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Sous l’empire en 1827, la réforme du Code Forestier donne naissance à un mouvement de révolte des montagnards ariegeois ; une Jacquerie qu’on appelera “la Guerre des Demoiselles”. La révolte des paysans s’exprime sous la forme de commandos ou d’attaques déguisés en femme ou “Demoiselles” de représentants de l’administration centrale, l’objectif étant de faire peur pour éviter l’application de la loi. Les Montagnards sont alors déguisés en femme, figures noircies, coiffures variées y compris avec des têtes d’animaux ou peaux de bêtes. Les premières opérations des Demoiselles éclatent dans le Castillonnais, pays où prédominent les forêts domaniales. Cette pratique ancestrale resurgit parfois en Ariège y compris de nos jours ; les “Demoiselles” sont apparues de nouveau lors de la réintroduction de l’Ours en 2006 et certains mouvements contestataires se sont grimés à l’ancienne pour montrer (élus locaux et citoyens) la détermination du mouvement d’opposition à l’introduction de l’Ours imposée par “Paris”.

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Montreur d\'ours

 

 

Montreur d'ours

 

 

Le métier de montreur d’ours fait partie de la mythologie ariégoise. Les montreurs d’ours ne sont connus qu’à partir de 1835 et leur origine fut toujours limitée aux vallées d’Ustou, Oust, Ercé et Aulus dans le Couserans. A l’origine sans doute, on dressait des oursons capturés sur place mais à la suite de la destruction complète de l’ours pyrénéen, on fit venir des oursons de Russie ou d’Europe centrale. On les dressait dans les villages. L’orsalher ou orsatès (montreur d’ours) et son ours parcouraient ensuite à la belle saison les routes de France et d’Europe et certains arrivèrent même jusqu’en Amérique. Le métier périclita doucement au début du XXeme siècle mais les montreurs d’ours d’Ariège étaient encore connus un peu partout à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

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