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Ouragan Sandy : deux ariégeoises dans la tourmente à New York !

Deux ariegoises à New York

Nicole et sa fille Loren, deux ariégeoises de Vicdessos, petit village de la Haute Vallée de l’Ariège, rentrent tout juste de New York où elles ont passé 1 semaine de vacances ; une semaine mouvementée et un peu perturbée par l’Ouragan Sandy. En exclusivité pour Azinat.com, elles nous racontent comment elles ont vécu cette expérience inattendue.

Le samedi 27 octobre précédent l’ouragan, Loren et Nicole partent pour une escapade mère-fille découvrir la «Big Apple». Musées, buildings, shopping, Central Park, Wall Street et la statue de la liberté font partie du programme de nos deux ariégeoises.

Dimanche 28 octobre tout allait bien et elles commençaient tout juste à découvrir les joies de cette ville mythique. Beaucoup de touristes, comme elles, sont présents et personne ne se doute encore de ce qui pointe son nez.

Comme l’explique Nicole, « nous logions chez l’habitant et nous n’avions pas la télévision ; nous n’étions donc même pas au courant que l’ouragan Sandy approchait ». Leur journée se passe tranquillement… En fin d’après-midi, la dame qui les accueille en chambre d’hôtes leur parle d’un ouragan qui approcherait des côtes de New York. Comme tout le monde, elles partent au supermarché pour faire quelques provisions -on ne sait jamais !- (eau-déjà en quantité épuisée, quelques produits frais, un paquet de pâtes !)., puis décident d’aller dîner, pas inquiétées pour autant, dans un de ces « fastfood » au nom célèbre, qui me précise Nicole « ne sert pas que des burgers, mais aussi des produits frais comme des salades ». Mais ce soir-là, pas moyen de trouver quelque chose d’ouvert !

Cela les interpelle, car même si c’est dimanche, elles voient bien que quelque chose se passe…

Au moment de prendre le métro pour rentrer dans le quartier tranquille où elles ont élu domicile, un message est affiché que la rame à venir est la dernière de la journée et que le métro va fermer. En effet, elles remarquent que des agents municipaux commencent à baliser, avec de la rubalise, les entrées du métro, comme pour clore les issues.

Une fois rentrées chez leur propriétaire, elles se décident à aller se rendre compte de la situation sur internet.

En fait, elles nous avouent que cela paraissait beaucoup plus angoissant vu de l’extérieur, en consultant les médias ou internet, que de leur quartier tranquille, pourtant en plein cœur de New-York.

Le lundi, jour J où l’ouragan Sandy était censé arriver, elles se sont baladées en ville, le métro étant fermé, constatant peu à peu que le vent devenait un peu plus fort et que la pluie redoublait. « Mais nous n’étions pas du tout stressées ; nous avons même rencontrées une vieille dame qui nous a conseillé d’aller nous mettre à l’abri. Juste après, nous avons entendu un gros bruit et une grosse branche est tombée juste devant nous. C’est là que nous avons compris qu’il fallait rentrer. C’était lundi après-midi vers 17h ; Sandy entrait dans New-York », témoigne Nicole.

Dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 octobre, l’ouragan Sandy a fait 39 morts dans la ville de New York. Nicole et Loren ont entendu le vent toute la nuit, sans jamais angoisser, précisant aussi qu’elles étaient dans un quartier relativement protégé et loin de la rivière Hudson.

Le lendemain, elles ont pu constater les dégâts dans les rues ; arbres tombés, panneaux de signalisation arrachés et la fameuse grue que toutes les télévisions ont montrée, coupée en deux ! Leur quartier a été épargné et elles n’ont pas souffert de coupure d’électricité ou d’inondations.

Par contre, désireuses de poursuivre les visites, elles ont du se résoudre à éliminer quelques sites de leur programme : statue de la liberté fermée pour quelques jours, Wall Street totalement sous les eaux et Central Park inaccessible.

Mais cela n’a pas entaché l’enthousiasme de nos deux ariégeoises et leur plaisir d’avoir découvert cette ville, où elles ont failli rester : n’ayant plus de métro, New York a été plusieurs jours paralysée par les embouteillages et aucun moyen de trouver un taxi pour les conduire à l’aéroport.

C’est finalement le bus qui les transportera à bon port pour prendre l’avion et rejoindre la France.

Dans cette aventure ou mésaventure, pourrait-on dire, Nicole souligne « nous avons été quand même bien loties et nous avons très bien vécu la situation ».

Merci à Nicole pour son témoignage et, en prime, ses belles photos que vous pouvez découvrir dans la galerie ci-dessous!

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