Artisanat

Faire payer aux entreprises les arrêts maladie : un projet « tiré par les cheveux »

Suite à l’annonce du gouvernement  faire payer aux employeurs les indemnités journalières d’arrêt maladie en cas d’arrêt de moins de huit jours, l’Union Nationale des Entreprises de la Coiffure (UNEC) Communique

FAIRE PAYER AUX ENTREPRISES LES ARRÊTS MALADIE : UN PROJET « TIRÉ PAR LES CHEVEUX » QUI POURRAIT TORPILLER NOS ENTREPRISES

Cécile Souque, Présidente de l’Union des Entreprises de la Coiffure de l’Ariège se fait l’écho de Bernard Stalter, président de l’Union nationale des entreprises de coiffure qui s’alarme du projet du gouvernement visant à faire payer aux employeurs les indemnités journalières d’arrêt maladie en cas d’arrêt de moins de huit jours.

La mesure envisagée par le gouvernement et qui devrait être présentée à la rentrée inquiète au plus haut point. « Si l’objectif initial de maîtriser les dépenses d’arrêt maladie est louable, la solution actuellement imaginée est inadmissible ! » affirme Bernard Stalter, président de la première organisation professionnelle du secteur de la coiffure. « Si l’on en croit les chiffres c’est une facture de plus de 900 millions d’euros par an que le gouvernement souhaite présenter aux entreprises. Une charge supplémentaire que ne sauraient supporter nos chefs d’entreprises qui rappelons-le sont pour une vaste majorité des TPE ! Des TPE qui souffrent déjà beaucoup et pour lesquelles une telle mesure serait synonyme de fermeture. Aujourd’hui la coiffure représente plus de 114 000 salariés pour plus de 85 400 établissements. Cherche-t-on à torpiller ces entreprises ? A tuer leur compétitivité et leur dynamique ? Pour le bien de notre pays et de la dynamique encourageante insufflée par les dernières lois en date j’espère que le gouvernement entendra les propos de l’UNEC ».

L’UNEC est membre de l‘U2P de l’Ariège qui s’insurge également par la voix de son Président Vincent PEREZ : « Au nom de l’ensemble des Organisations Professionnelles, l’U2P et la CAPEB qualifient cette mesure d’inacceptable, qui vient aggraver les sujets de mécontentement des entreprises de proximité. Avec le prélèvement à la source, les risques de remise en question de la TVA à taux réduit et maintenant les arrêts maladie, ce sont trois mesures qui viennent impacter directement notre rentabilité et le poids des charges et des cotisations. SCANDALEUSE, INJUSTE et DESTRUCTRICE sont les qualificatifs appropriés à cette politique gouvernementale qui donne (un tout petit peu) d’une main, pour reprendre (beaucoup plus) de l’autre. »

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