Habitués à voir la caravane publicitaire filer sur leurs routes, les Ariégeois vont devoir ranger les pliants, les saucisses et les pancartes « Allez Tadej ». Le parcours du Tour de France 2027, dévoilé ce jeudi 22 octobre au Palais des Congrès de Paris, ne comporte aucune étape, aucun départ et aucune arrivée en Ariège. Il ne fait pas davantage escale en Cerdagne, dans le Capcir ou dans le Limouxin. Pour nos quatre territoires, le compteur 2027 est donc un zéro bien rond.
La nouvelle a de quoi surprendre, tant la Grande Boucle s’était montrée assidue ces dernières années. En 2022, le peloton avait traversé le Limouxin avant de grimper le Port de Lers et le Mur de Péguère pour une arrivée à Foix. En 2024, il avait fait étape au Plateau de Beille. Et cet été encore, la 4e étape Carcassonne-Foix marquait le 48e passage du Tour sur le territoire ariégeois, avec 57 kilomètres de course dans le département, le col de Montségur, Lavelanet et un détour inédit par Roquefort-les-Cascades et L’Herm. Le même Tour 2026 avait aussi traversé la Cerdagne en arrivant de Puigcerdà, par Font-Romeu et Bolquère, avant de s’achever aux Angles, dans le Capcir. À force d’être gâtés, certains s’étaient peut-être habitués à ce que juillet rime avec maillot jaune sous les fenêtres.
Cette fois, la caravane ira voir ailleurs. L’édition 2027, qui se déroulera du 2 au 25 juillet, s’élancera d’Édimbourg, traversera l’Angleterre et le Pays de Galles, puis rejoindra la France par Cherbourg-en-Cotentin. Côté Pyrénées, le menu est resserré : le peloton passera par Toulouse pour la journée de repos et un contre-la-montre de 33 km, puis ralliera Pau depuis Muret avant l’arrivée au col du Portet, à Saint-Lary-Soulan, et une étape entre Hasparren et Laruns. Le tout sans s’approcher de l’Ariège.
Il est pourtant passé tout près. Toulouse accueillera les coureurs pendant deux jours, et Muret, aux portes de l’Ariège, donnera le départ de la 17e étape. Plus loin, les Hautes-Pyrénées avec Saint-Lary-Soulan et Maubourguet, les Pyrénées-Atlantiques avec Pau, Hasparren et Laruns, ainsi que le Tarn avec Albi, l’Aveyron avec Rodez, l’Hérault avec Montpellier et la Lozère avec Mende, auront eux aussi droit à leur moment de gloire. Les Ariégeois pourront toujours se consoler en se disant que le Tour n’est jamais bien loin, même s’il aura cette fois choisi de passer chez nos voisins.
Les passionnés pourront se rabattre sur la télé, ou sur l’Ariégeoise, qui a l’avantage de ne pas dépendre du bon vouloir d’ASO. Et puis il y a toujours 2028 pour rêver à une revanche.


