La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, ce vendredi 27 février, que l’Union européenne allait appliquer de façon provisoire l’accord commercial avec les pays du Mercosur, en dépit des fortes réserves exprimées par la France.
Dans un communiqué, la Confédération Paysanne de l’Ariège dénonce vivement cet acte jugé antidémocratique car contournant le Parlement européen et la Cour de Justice de l’UE.
Le syndicat estime que cet accord aggrave la situation déjà difficile des paysans et éleveurs européens, menace la souveraineté alimentaire et détruit l’emploi agricole.
Il critique l’absence de courage politique du gouvernement français et appelle à construire une Europe sociale favorisant des conditions de production plus justes sur le plan social et environnemental.
Face à cette situation, la Confédération Paysanne annonce la reprise des mobilisations pour défendre les filières les plus exposées — élevage bovin, miel, sucre — et exiger une régulation des marchés agricoles.
Le Communiqué :
la Commission européenne piétine l’agriculture et la démocratie européennes !
En annonçant l’application provisoire de l’accord UE-Mercosur, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’assoit sur le Parlement européen et la Cour de Justice de l’Union européenne saisie sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Avec cynisme, Ursula von der Leyen amplifie les inquiétudes et la souffrance des paysan·nes et éleveur·euses, déjà malmené·es par les crises économiques, sanitaires et climatiques.
Aujourd’hui tout est permis pour tenter de sauver le commerce et le business, dans le plus grand mépris des peuples et des paysan.nes d’Europe et des pays sud-américains. La souveraineté alimentaire est mise à mal par ces politiques libérales qui détruisent le revenu et l’emploi paysans. Nous devons stopper la mise en concurrence des secteurs agricoles du monde entier et cesser de les soumettre à la volatilité des cours mondiaux.
Les pseudo regrets du gouvernement français et de la ministre de l’agriculture Annie Genevard n’y pourront rien changer, ils sont un aveu d’échec de leur manque de courage politique depuis des années voire de leur assentiment de ces accords de libre-échange basés sur le productivisme et la,mise en concurrence. Certains au gouvernement, du monde de l’industrie et au sein même de certaines filières industrielles agricoles seront gagnantes.
Ces passages en force antidémocratiques, contre les aspirations citoyennes pour une alimentation locale et de qualité, vont malheureusement alimenter les sentiments anti-européens et la montée des nationalismes. Plutôt que d’être à la remorque des manoeuvres de Trump, il est plus qu’urgent de bâtir une Europe sociale qui tire vers le haut les conditions sociales et environnementales de production.
Dans la lignée de notre action au stand de l’Union européenne mercredi au SIA 2026, les mobilisations vont reprendre de plus belle pour imposer la régulation des marchés et soutenir notre agriculture, en particulier les filières mises à mal par cet accord comme l’élevage bovin, le miel, le sucre…




