La Bastide-sur-l’Hers a accueilli, début mars, la 33e édition du stage de chant choral organisé par Tut-Pirenea Esperanto-Koruso. Une semaine de musique, de rencontres et de partage, sous la direction d’une cheffe de chœur venue tout droit de Belgrade.
Ils sont arrivés des quatre coins du Sud-Ouest — et même d’Île-de-France. Une vingtaine de stagiaires, issus d’une dizaine de communes d’Ariège et d’Aude, mais aussi du Tarn, du Vaucluse et des Hautes-Pyrénées, se sont retrouvés à La Bastide-sur-l’Hers pour la 33e édition du stage de chant choral de Tut-Pirenea Esperanto-Koruso.
Pendant une semaine entière, à raison de cinq heures de chant quotidien, les participants ont travaillé sous la direction de Martina Kvarantan-Smitran. Cette cheffe de chœur croate, venue de Belgrade accompagnée de sa fille Lara, a conduit le groupe avec une exigence et une pédagogie unanimement saluées. Chants du monde, polyphonies et canons de diverses époques ont ainsi résonné dans le Pays d’Olmes tout au long de la semaine.
Une semaine riche en découvertes
Les matinées musicales laissaient place, l’après-midi, à des activités variées. Les stagiaires ont notamment effectué une excursion à Montségur, où ils ont eu la bonne surprise d’être accueillis par une guide-conférencière… espérantophone ! Une coïncidence qui a fait sensation au sein du groupe.
La dimension espérantiste du stage n’a pas été oubliée. Bitu a proposé une présentation originale de la naissance de la langue internationale, en s’incarnant dans le personnage du jeune Zamenhof — ce « Juif de Russie » comme il aimait à se désigner — et en s’appuyant sur un « tapis de lecture », outil pédagogique interactif très apprécié des participants.
Le quotidien du stage était rythmé par les attentions de Cannelle, présente chaque matin pour accueillir les stagiaires autour du petit-déjeuner avant les séances d’étirements et de respiration. Les repas copieux — tantôt végétariens, tantôt omnivores, souvent préparés « maison » par Brigitte, Mie-Geo, Frambo et leurs complices — ont régalé l’assemblée. En soirée, les jeux de société proposés par Céline ont souvent prolongé les veillées bien au-delà de l’heure raisonnable.
Une clôture en beauté
Le stage s’est achevé avec un mini-concert à « La Lausada », suivi de la photo de groupe traditionnelle — et bien arrosée — devant le giratoire de l’Espéranto de Laroque-d’Olmes. Une belle image symbolique pour un groupe dont les valeurs rejoignent l’esprit universel de cette langue.
Un grand merci aux organisateurs et à leurs nombreux bénévoles. Et bravo à Martina, qui a visiblement été conquise par le Pays d’Olmes — et par Toulouse, visitée en prime — au point que son retour pour une prochaine édition semble déjà plus que probable.
Georges Comte – Esperanto Ariège




