Du 9 au 31 mars 2026, le Printemps des Poètes investi l’ensemble des territoires français et plus de 50 pays à travers le monde. Cette 28e édition, placée sous le thème « Liberté. Force vive, déployée ». Le 21 mars, le Relais de Poche accueillera Saïd Mohamed et Stanislas Misztal.

Saïd Mohamed démarre dans la vie sur les chapeaux de roues et passe une partie de son enfance et de son adolescence, dix ans en tout, dans les foyers de l’A.S.E., (ex DASS) où entouré de copains aux sérieux pédigrées il prépare des études de délinquant. Et on lui prédit un brillant avenir pour Fleury- Mérogis.
Malgré un enseignement de qualité prodigué au quotidien, son peu d’entrain pour les études en étant la cause, il rate son entrée dans une carrière défiant les chroniques. Car il n’est jamais arrivé à prendre la vie au sérieux. Plus porté sur l’amour que sur la délinquance. Pendant que le gendarme court après ses frères pour les mettre en prison, il court après sa fille et en tombe amoureux. C’est le plus bel exploit qu’il se connaisse. Il est bien incapable d’aligner un CV sans se tirer une balle, voire un chargeur entier dans le pied.
Nomade dans l’âme, il multiplie rencontres et expériences improbables : patron d’imprimerie caractériel, vieille soeur diabétique expatriée en Inde où il séjourne, guérilléro espagnol, pédophile erratique, infirmière sandiniste, artiste juncky belge à la dérive, peintre ex-braqueur de banques, clochard érudit…

Après une petite enfance dans un orphelinat polonais Stanislas Misztal se retrouve dans une famille aimante en France. Quand il met les mains sur le piano familial il comprend qu’il sera pianiste. Sa filiation tzigane y est sûrement pour beaucoup. Il monte son premier groupe à douze ans, et embauche sa professeure de musique et le proviseur du lycée qui se prêtent au jeu de cet enfant talentueux et généreux.
Habitant le Gers c’est donc naturellement qu’il intègre les worshops de l’école de jazz de Marciac et bénéficie de l’enseignement des plus grands maitres du jazz. Beaucoup de bonnes fées se sont penchées sur le berceau du jeune prodige : Ahmad Jamal, Dee Bridgewater, Dédé Minvielle, Marc Perrone, Claude Bowling. Stanislas Misztal, a fait ses débuts dans la musique inspiré par des légendes telles que Serge Gainsbourg et Véronique Sanson, il a exploré le jazz et a partagé la scène avec des icônes comme Michel Camilo, Chucho Valdés, Dee Dee Bridgewater.
Samedi 21 Mars 2026 – 20:30
Le Relais de Poche – Verniolle
ouverture des portes à 19h45 avec bar et petite restauration
Participation libre mais nécessaire. Les artistes sont des travailleurs comme les autres.




