Économie et Entreprises

L'Ariège, l'anti Start-Up Nation : on se fout de qui ?

Ce matin je découvre un article sur les Echos week-end au titre ravageur « L’Ariège, l’anti Start-Up Nation » ; sous prétexte que l’Ariège aurait voté pour deux députés « France Insoumise », qu’il fait bon vivre dans notre département, que la nature est préservée et qu’il y ait 12% de chômage, les ariégeois seraient contre le développement économique. Cet article est une insulte au regard des efforts fait par les collectivités et les entrepreneurs ariégeois depuis plus de 20 ans et on vous explique pourquoi.

On trouve rarement un article qui présente l’Ariege de manière aussi « ringarde » : une bande d’écolos et d’anticapitalistes qui vivent dans leurs montagne pour partager avec la trentaine d’ours slovènes les plaisirs de la vie et qui refusent tout simplement le développement économique. Et pourquoi pas les champignons, la chasse la pêche et les subsides sociaux du type RSA pour vivre dans tout ce bonheur. C’est un peu ce que l’on croit comprendre, quand on lit cet article d’Anna Rousseau sur les Echos Week-End, je vous laisse apprécier avec quelques morceaux choisis (en italique) et nos réponses associées :

« Quant à la start-up nation, elle n’a aucun sens : la fibre commence à peine à être installée dans le département » c’est oublier que le département a commencé à tisser son premier réseau de fibre optique en 2005 et qu’il y a aujourd’hui plus de 350 km de fibres qui alimente toutes les zones industrielles et les collèges de l’Ariège. Que les connexion Triple Play arrivent dans des petits villages de 600 habitants alors qu’à la périphérie toulousaine on cherche encore comment on pourrait se raccorder et grace à cette fibre l’ariege a pu développer le e-commerce avec des leaders français comme CHRONOCARPE.

« Cette idée – ignorante de toute réalité économique- que le salut ne viendra pas du privé, mais du public et de l’associatif, est partagée par la plupart des cadres politiques locaux » c’est pourquoi tous les EPCI en charge du développement économique n’ont de cesse d’investir pour accueillir des entreprises et inaugurent « à la pelle » des zones d’activité, de nouvelles installations, des équipements pour renforcer leur attractivité, sans parler de leur agence (Triple A) créée il y à peine un an pour renforcer et rendre visible leur efforts dans ce sens (on vous invite à voir et revoir nos entretiens de tous ces politiques locaux dans le cadre de notre émission « l’invité.e de la semaine qui permet de voir à quel point ils ont ce souci !

Certes en Ariège les associations sont importantes pour tous y compris les élus car nous sommes des Pyrénéens et qu’en montagne la solidarité ça veut encore dire quelques chose.

En parlant de Bénedicte Taurine qui a vécu comme de nombreux ariégeois la catastrophe annoncée de Pechiney et le déclin de l’industrie textile et qui «  croit qu’il faut de nouvelles activités, mais pas forcément une industrie de masse » qui croit encore qu’une industrie de masse peut résoudre les problématiques de création d’emploi en France, ni les entrepreneurs « macronnistes » et les start-uppeurs , ni Benedicte Taurine, et encore moins les cadres politiques cités par l’article, ne pensent que c’est une solution envisagée pour l’Ariège. 

L’Ariège accueille bon an mal an et tranquillement de petites unités industrielles et de service à forte croissance et fortement technologiques (si j’en crois la définition on s’approche de ce qu’est une Start-Up excusez moi du peu ) y compris en fond de vallées et qui créent des emplois bien « privés » et accompagnés par les politiques locaux ou en son temps par leur agence de développement économique « Ariège Expansion ».

Au hasard et en oubliant certaines et qu’elles m’excusent par avance :  dans les biotechnologies avec des pépites comme Argene Biomerieux, dans l’usinage de précision sur des pièces complexes dans l’aéronautique comme MECAPREC à Lavelanet qui est passé de dix personnes à plus de 50 en moins de 7 ans,  L’Ariège accueille des entreprises qui s’exportent et recrutent tous les jours et qui sont des leaders mondiaux dans leur domaine et ces entreprises recrutent tous les jours : MAPAERO à Pamiers (Leader mondial dans les peintures pour avion), LACROIX à Mazères, RECAREO à Verniolle, INEONET opérateur de réseaux informatiques qui vient de doubler son effectif et comptera 40 collaborateurs en 2019, MobilityWork starUp qui a levé 1,2 millions d’euros il y a à peine un an,…

L’Ariège innove avec sa pépinière d’entreprises sur les gérontechnologies unique en son genre et qui héberge des startup du secteur à Foix et le département détient le record en taux de création d’entreprises de la région Occitanie, à part ça nous sommes l’anti « start-up nation »? Alors certes, l’Ariège ne vote pas Macron, on le savait, nous sommes souvent un département contre, mais quand on veut faire un article dans un journal économique sans rencontrer d’autre chef d’entreprise que Monsieur Trigano (avec tout le respect qu’on lui doit tous, pour ce qu’il fait et a fait pour l’Ariège) qui comme vous le dites si bien a 93 ans, on évite de parler de développement économique et de la mentalité de ceux qui font l’économie ariégeoise d’aujourd’hui : les chefs d’entreprises.

L’article en question où vous pouvez laisser vos appréciations : https://weekend.lesechos.fr/business-story/enquetes/0600936642295-lariege-lanti-start-up-nation-2254529.php

10 Comments

10 Comments

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    Galey-Labauthe

    23 mars 2019 at 0 h 02 min

    Bravo pour ce bel article qui remet en place les idées de nos 2 soumis aux subventions car comment parler d économie quand on n’a jamais que vécu grâce et par les subsides de l état ??
    Insoumis à quoi ? On se pose la question par contre que ce soit M Larive ou Mme Taurine ils n ont jamais travaillé dans le privé alors comment peuvent ils en parler ? par contre ils on su profiter et bénéficier du système à fond d et cela bien grâce à la richesse générée par le système des impôts dont la majeure partie provient du Privé non

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    Marcel Fanjeaux

    25 mars 2019 at 10 h 30 min

    L’article démontre une fois de plus dans ses grandes lignes la méconnaissance de la capitale pour tout ce qui est au-delà de l’intramuros. Il oublie aussi de noter qu’en terme de communications, pas de TGV, sauf à passer par Bordeaux, et le blocage politique de la déviation d’Ax les Thermes sous Sarkozy, opposition oblige. Paris ou sa représentation intellectuelle est comme l’administration d’une grande entreprise qui s’accapare le labeur de la base technologique.

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    Berdot michel

    27 mars 2019 at 12 h 26 min

    Article de bobos parisiens..l article est réducteur simpliste… .bravo pour votre reaction

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    CHEVALLIER

    27 mars 2019 at 18 h 17 min

    Merci d’avoir réagi si promptement pour notre beau département plein d’avenir.

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    Perron Georges

    28 mars 2019 at 13 h 26 min

    Ariègeois expatrié en Vendée, je trouve que l’Ariège telle que je la vois les 4 ou 5 fois par an où j’y séjourne quelques semaines est celle qui m’attire. Elle est insoumise, elle a une économie agricole alternative épanouie et vivante, elle a des entrepreneurs actifs manifestement. Elle est un tout et chacun est interdépendant des autres. Son charme et son avenir est dans ce mélange et cette diversité. Surtout ne changez rien, la banalité de se lier à la seule économie serait mortifère. Vive l’Ariège d’aujourd’hui et ses Pyrénées de toujours.

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    lilie

    28 mars 2019 at 14 h 59 min

    merci pour votre article qui remet en place cette pseudo journaliste. Nous avons des efforts à faire pour développer notre beau département mais comme c’est le cas dans tous les départements en France qui n’ont pas de métropole. En tans qu’Ariégeoise je me sens insultée par cet article qui nous décrit comme des antis tout et des arriérés.

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    Couserannais

    30 mars 2019 at 1 h 40 min

    La haute Ariège a comme principale ressource les forêts.
    Mais je vois mal dans le programme de LFI le développement: https://avenirencommun.fr/le-livret-foret/
    Y a t’il eu des ébauches concrétes ?

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    Isabelle Pérignon

    30 mars 2019 at 23 h 01 min

    Merci! J’ai bien apprécié ce mouchage de nez ! L’ariege et les Pyrénées en général n’ont jamais inspiré les parisiens qui préfèrent les Alpes la Suisse etc….
    J’ai fait circuler les 2 articles en même temps. ..!zaza de Lapège

  9. Pingback: Un article plein de cliché – Actualités en Ariège sur Azinat.com

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    Soutien

    1 avril 2019 at 14 h 12 min

    Ne vous en déplaise je soutien la journaliste en question et je soutien les vrais travailleurs déclarés Ariegeois. Ce département est une épave de cassos vendant leurs tomates illégalement sur la voie publique. Puis comportements bruyants avec leurs alternatives. Le couserans arize n’est pas dans les Pyrénées. Se donner un genre d’enclavé inatteignable? Voler les imposables, et demander des subventions, puis toucher le rsa. Vous êtes honteux. J’espère que Macron va passé par là…

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