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La mort de l’ours Cachou rappelle la fragilité de la population dont la restauration doit être poursuivie

C’est le 9 Avril dernier sur la Commune de Les dans le Val d’Aran qu’a été retrouvé le cadavre de l’ours Cachou, révélé par l’immobilité prolongée de son collier-GPS,

La cause de la mort est pour l’instant inconnue, la dépouille a été transférée à l’Université autonome de Barcelone où le service d’écopathologie de la faune sauvage doit pratiquer une autopsie. Si la mort de Cachou n’a pas été violente, seule des analyses poussées pourront dire s’il a succombé à une maladie. Mais En attendant les résultats, que le confinement des équipes de part et d’autre de Pyrénées ne va pas accélérer, les spécialistes en sont réduits aux hypothèses.

Cachou était un ours mâle de 5 ans, qui avait une importance particulière : unique descendant de l’ours Balou, lâché à Arbas (31) en 2006, il portait un patrimoine génétique différent du reste de la population et constituait un espoir pour l’avenir de l’espèce dans les Pyrénées.
Sa disparition sans descendance (connue) renvoie à la grande fragilité de la population pyrénéenne d’ours, notamment du fait d’une diversité génétique insuffisante.

Les associations Pays de l’Ours – Adet et Ferus demandent au gouvernement français d’intervenir auprès des autorités espagnoles et catalanes afin que la cause de la mort de l’ours Cachou soit établie et rendue publique ; d’actualiser l’étude sur le statut de la population d’ours, comme prévu dans le Plan Ours 2018-2028, et de poursuivre la restauration de la population, en respectant enfin les préconisations des scientifiques : lâcher suffisamment d’ours pour minimiser les risques d’extinction de l’espèce. 

L’absence de reproduction de Sorita lâchée en 2018 et la mort de Cachou montrent en effet que l’on ne parviendra pas à restaurer réellement la population d’ours en continuant à négliger systématiquement les préconisations, pourtant minimales, des experts. En effet, n 2013, le Museum National d’Histoire Naturelle de Paris avait préconisé de lâcher a minima 6 femelles dans les Pyrénées. Seules deux l’ont été, en 2018

La restauration d’une population viable d’ours est une obligation légale de la France en regard de la législation européenne, Pays de l’Ours – Adet et Ferus feront le nécessaire pour qu’elle soit respectée.

Sources : Pays de l’Ours – Adet / Ferus / 20 minutes
crédit photo : conselharan.org

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