Santé

Dépistage du cancer du col de l’utérus et vaccination : prévenir et soigner

La 16ème semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus a lieu du 24 au 30 janvier 2022. C’est l’occasion de sensibiliser toutes les femmes à l’importance de se faire régulièrement dépister et de faire vacciner leurs fils et leurs filles contre le papillomavirus pour lutter contre cette maladie.

Le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme en France, et est responsable d’environ 1 100 décès par an. Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus a pour objectif de réduire l’incidence et la mortalité par ce cancer.

40 % des femmes ne participent pas ou pas régulièrement au dépistage

Un dépistage régulier de toutes les femmes concernées permettrait de réduire significativement le nombre de cas de cancers du col de l’utérus.

Le programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, mis en place par les autorités de santé publique en 2018, a pour objectifs d’augmenter la couverture du dépistage pour atteindre 80 %, de réduire les inégalités d’accès à ce dépistage et de diminuer de 30 % l’incidence et la mortalité par cancer du col de l’utérus.

Il est proposé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, sauf indication contraire du médecin. Ce dépistage repose sur la réalisation d’un prélèvement au niveau du col de l’utérus (anciennement appelé frottis).

Un dépistage élargi et une prise en charge à 100% sans avance de frais 

Afin de garantir une facilité d’accès sur l’ensemble du territoire, l’examen de dépistage peut être réalisé par :

  • par votre médecin (gynécologue ou généraliste) au cours d’une consultation ;
  • par votre sage-femme, soit dans le suivi de grossesse, soit lors d’une consultation de contraception et de suivi gynécologique de prévention ;
  • dans les centres d’examens de santé de l’Assurance maladie ou dans les centres mutualistes (lors des bilans de santé) ;
  • dans un laboratoire, sur prescription médicale.

Les médecins et professionnels de santé assurant le suivi gynécologique de la femme (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme) sont les interlocuteurs privilégiés des femmes et constituent le principal mode d’entrée dans le dépistage.

Les femmes qui n’ont pas réalisé de dépistage dans les intervalles recommandés sont invitées, par courrier du CRCDC-OC (centre régional de coordination des dépistages des cancers Occitanie), à réaliser un dépistage et bénéficient d’une prise en charge à 100 % de l’analyse du test par le laboratoire, sans avance de frais, par leur régime d’assurance maladie (la consultation est remboursée aux conditions habituelles). Ces deux dispositions visent à rapprocher les femmes les plus vulnérables et celles les plus éloignées du système de santé de la prévention et du dépistage.

En complément du dépistage, la vaccination contre les papillomavirus humains  (HPV)

La vaccination contre les HPV permet de prévenir les infections par les papillomavirus les plus fréquents, responsables, chez la femme, de 70 à 90 % des cancers du col de l’utérus, de protéger contre d’autres types de cancer (cancer ORL, cancer du pénis, cancer de l’anus…), et également de prévenir les condylomes (verrues génitales).

La vaccination protège contre les virus HPV les plus fréquemment en cause dans les cancers du col de l’utérus mais pas contre tous les HPV pouvant causer cette maladie. C’est pourquoi la vaccination doit être associée au dépistage pour lutter efficacement contre le cancer du col de l’utérus.

En effet, la vaccination ne protège ni contre tous les cancers du col de l’utérus ni contre toutes les lésions pré-cancéreuses. Donc, même vaccinées, les femmes doivent bénéficier du dépistage en réalisant un frottis du col de l’utérus ou d’un test HPV selon les recommandations en vigueur.

Le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles et également tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans. Le vaccin est d’autant plus efficace que les jeunes filles et les jeunes garçons n’ont pas encore été exposés au risque d’infection par le HPV, d’où l’intérêt de réaliser cette vaccination avant l’entrée dans la vie sexuelle.

En pratique :

La vaccination se déroule en deux injections espacées de 6 à 13 mois pour les jeunes filles et garçons âgés de 11 à 14 ans révolus.

Entre 15 à 19 ans révolus, trois injections sont nécessaires selon le schéma suivant : la deuxième injection a lieu 2 mois après la première et la troisième est faite 6 mois après la première.

La vaccination HPV peut être réalisée :

  • par un médecin ou une sage-femme,
  • par un infirmier sur prescription d’un médecin ou d’une sage-femme,
  • dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), un centre de plani- fication familiale et certains centres de vaccination publics.

Quelle prise en charge ?

Le vaccin contre l’infection à papillomavirus humain (HPV) fait partie des vaccins pris en charge par l’Assurance Maladie. Il est, à ce titre, remboursé, sur prescription médicale, à 65 %. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement. La vaccination peut être gratuite dans certains centres de vaccination.

Plus d’info : www.e-cancer.fr

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Laurence d'AzinatTv
Rédactrice principale sur Azinat.com, Laurence réalise au quotidien des reportages sur les produits et recettes du terroir ariégeois.

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