L’INVITÉ.E DE LA SEMAINE 🎙️ Fraîchement élu maire de Pamiers et président de la communauté de communes des Portes d’Ariège-Pyrénées, Jean‑Philippe Sannac entend insuffler une nouvelle dynamique à sa ville. Entre enracinement local, culture associative et ambition économique, il dessine les contours d’un mandat placé sous le signe du renouveau.
À peine installé dans son bureau, Jean-Philippe Sannac donne le ton. À 59 ans, cet enfant du pays, chef d’entreprise reconnu, n’a jamais quitté Pamiers. Un ancrage qu’il revendique comme une force au moment de prendre les rênes de la première ville de l’Ariège.
Je suis né ici, j’ai grandi ici, je n’ai jamais quitté Pamiers. J’ai cette ville dans les mains
« Je suis né ici, j’ai grandi ici, je n’ai jamais quitté Pamiers. J’ai cette ville dans les mains », affirme-t-il avec conviction.
De l’entreprise à la mairie
Son parcours tranche avec celui des élus traditionnels. Peu attiré par les études, il trouve sa voie très jeune dans l’entreprise familiale d’ambulances. Au fil des années, il développe et diversifie l’activité, jusqu’à bâtir un groupe solide, impliqué dans la vie locale.
On a fait évoluer l’entreprise pendant 20 à 30 ans, en accompagnant notamment les associations et les sportifs. C’était essentiel pour nous
Un engagement associatif qui l’amène naturellement vers la vie publique, sans jamais passer par les bancs de la politique classique. C’est avec une équipe issue de la société civile qu’il construit, « à partir d’une feuille blanche », un projet municipal largement participatif.
Redorer le blason de Pamiers
Élu avec une large majorité, le nouveau maire affiche une ambition claire : redonner à la ville son attractivité et sa fierté.
« Je veux redonner un éclat à Pamiers, qu’elle retrouve sa place de numéro 1 en Ariège. Je veux que les gens soient heureux d’y vivre », insiste-t-il.
Sécurité, propreté, animation, dynamisme économique : les priorités sont nombreuses. Il évoque une ville « apaisée », un centre-ville revitalisé, des commerces actifs et des emplois à la clé.
Je suis à la tête d’un collectif. J’aime impulser une dynamique et que derrière, tout le monde travaille ensemble
Sannac entend gouverner différemment, en s’appuyant sur une équipe élargie et responsabilisée. Il a notamment choisi de redistribuer ses indemnités pour impliquer davantage ses conseillers.
« Je suis à la tête d’un collectif. J’aime impulser une dynamique et que derrière, tout le monde travaille ensemble », explique-t-il, revendiquant une approche inspirée du rugby, sport qu’il connaît bien.
Le contact direct avec les habitants sera également au cœur de son action. « Je veux être tous les jours sur le terrain, écouter les gens, comprendre leurs problèmes », assure-t-il.
Le matin, j’entre dans une machine à laver, et le soir j’en ressors lessivé. Mais c’est passionnant
Après seulement deux semaines de mandat, le rythme est déjà soutenu. Entre réunions institutionnelles, rencontres avec les commerçants et premiers chantiers engagés, le nouveau maire découvre l’ampleur de la tâche.
« Le matin, j’entre dans une machine à laver, et le soir j’en ressors lessivé. Mais c’est passionnant », confie-t-il avec franchise.
Une ville tournée vers l’avenir
Au-delà des urgences, Jean-Philippe Sannac voit loin. Il souhaite attirer de nouvelles entreprises, renforcer l’offre de logements et redynamiser durablement le territoire.
« Mon objectif, c’est une ville vivante, avec des commerçants qui travaillent, des habitants qui s’y retrouvent et une vraie qualité de vie », résume-t-il.
Un cap ambitieux pour un maire novice en politique, mais profondément attaché à sa ville. À Pamiers, une nouvelle page s’ouvre — avec, en toile de fond, la volonté affichée de conjuguer identité locale et renouveau.



