INTERVIEW & VIDEO 🎙️ Inspiré de l’aligot aveyronnais mais revendiquant une identité bien ariégeoise, l’« Ariegot » imaginé par Ludovic Hebra fait sensation à la foire de Tarascon-sur-Ariège. Servi au restaurant Chez Mamie Antoinette, ce plat à base de produits locaux ambitionne désormais de conquérir les grandes tablées… et peut-être demain les rayons régionaux.
À Tarascon-sur-Ariège, les visiteurs de la traditionnelle foire n’ont pas seulement découvert les stands et animations de cette manifestation vieille de plus de sept siècles. Beaucoup se sont arrêtés pour goûter une nouveauté culinaire locale : l’Ariegot.
L’idée était assez simple : faire une contraction entre l’Ariège et l’aligot et créer un produit culinaire spécifique avec des produits ariégeois essentiellement
Derrière cette création, Ludovic Hebra revendique avant tout « une envie de créer un produit identitaire de l’Ariège ». Amateur d’aligot mais surtout profondément attaché à son territoire, il a imaginé une recette inspirée du célèbre plat aveyronnais tout en lui donnant une signature ariégeoise affirmée.
« L’idée était assez simple : faire une contraction entre l’Ariège et l’aligot et créer un produit culinaire spécifique avec des produits ariégeois essentiellement », explique-t-il.
Pommes de terre du département, tomme fraîche ariégeoise, crème issue d’un élevage local, ail pour relever l’ensemble… l’Ariegot mise sur le circuit court et les saveurs du terroir. Mais sa véritable particularité arrive au moment du dressage : un copeau de fromage ariégeois affiné vient couronner le plat.
« La tomme fraîche est assez douce. Nous, notre particularité, c’est de déposer un copeau de fromage affiné ariégeois qui apporte du caractère et relève le goût », souligne le restaurateur.
Servi aujourd’hui au restaurant Chez Mamie Antoinette, l’Ariegot est aussi devenu un outil de communication et d’identité pour l’établissement. Le nom a même été déposé afin de protéger cette nouvelle spécialité locale.
À la foire de Tarascon, le succès semble avoir dépassé les attentes. « On a eu un joli résultat, tant au niveau de la fréquentation que du rendu », se réjouit Ludovic Hebra, qui observe déjà un engouement sur les réseaux sociaux.
Fort de cet accueil, le promoteur de l’Ariegot voit plus loin. L’objectif est désormais de proposer le plat lors de repas populaires, pour des comités des fêtes ou des événements locaux. Et pourquoi pas, à terme, le commercialiser en barquettes prêtes à déguster, à l’image de ce qui existe déjà pour l’aligot aveyronnais.
« Retrouver l’Ariegot sur les tables ariégeoises ou occitanes, ce serait une belle étape », imagine-t-il avec ambition.
Entre tradition revisitée et marketing territorial assumé, l’Ariegot pourrait bien devenir l’une des nouvelles signatures gourmandes de l’Ariège. Affaire à suivre donc ….






