REPORTAGE 🎥 À la piscine de Pamiers, la vigilance ne prend jamais de vacances. Ce mardi 30 juin, le parc aquatique Neptunia a organisé un exercice de sensibilisation à la noyade, simulant une opération de sauvetage grandeur nature en présence des équipes et de la sous-préfecture.
Pour Alexandre Carrière, responsable du parc aquatique Neptunia, cet entraînement fait partie des rituels incontournables de la saison estivale. « Les gestes, on les connaît », explique-t-il, mais c’est surtout la coordination entre les équipes et les secours extérieurs qui est mise à l’épreuve.
Chaque établissement recevant du public à titre payant est en effet tenu de disposer d’un plan d’organisation du sauvetage et du secours (POSS), document de référence qui détaille les procédures à suivre en cas d’incident, qu’il s’agisse d’un problème dans l’eau, d’une panne technique ou d’un souci lié au chlore. Il fixe également le rôle de chacun, les accès à utiliser et les zones de regroupement du public en cas d’évacuation — un enjeu de taille pour un site qui accueille près de 20 000 visiteurs sur les deux mois d’été.
Côté secours, le protocole avec les pompiers repose sur une ligne directe et des accès dédiés, adaptés à la localisation de l’intervention, permettant une prise en charge rapide dès leur arrivée sur place. Un dispositif heureusement peu sollicité : les incidents les plus fréquents restent des chutes bénignes ou des malaises liés à la chaleur, plutôt que des interventions lourdes. Alexandre Carrière salue par ailleurs le comportement globalement responsable des baigneurs, une fois la réglementation bien installée en tout début de saison.
Cet exercice, organisé chaque année à cette période pour former notamment le personnel saisonnier, s’accompagne de révisions de secourisme régulières tout au long de l’année, avec un suivi précis des présences consigné dans le registre de sécurité du bassin.
Present à la piscine, la sous-préfète de Pamiers, Émilie Barromes, a profité de l’occasion pour rappeler les grands principes de la prévention contre la noyade, à l’approche d’un été qui s’annonce chaud. Elle insiste notamment sur la nécessité de se baigner exclusivement dans les zones surveillées, qu’il s’agisse de piscines, de rivières ou de lacs, tous les points d’eau n’étant pas autorisés à la baignade. Une vigilance particulière doit être portée aux enfants : un quart des noyades recensées dans le département concernent des enfants de moins de 6 ans, y compris dans des zones surveillées.
La sous-préfète appelle aussi à ne pas surestimer ses capacités physiques par forte chaleur, à entrer progressivement dans l’eau, à éviter toute consommation d’alcool avant de se baigner et à ne jamais nager seul. Un rappel d’autant plus d’actualité que le département a déjà été endeuillé par un drame en ce début de saison. La consigne est claire : privilégier la baignade en groupe, dans les zones surveillées, et respecter scrupuleusement les consignes de sécurité affichées sur place.
Concrètement, quatre sites de baignade gratuits et surveillés sont accessibles cet été en Ariège, selon les informations communiquées par la préfecture.
- Carla Bayle : du samedi 4 juillet 2026 à partir de 11 heures au dimanche 30 août 2026 à 19 heures (du mardi au jeudi -fermeture le lundi- de 13 h à 19 h et les vendredi, samedi et dimanche de 11 h à 13 h et de 15 h à 19h)
- Lac de Montbel côté Léran : baignade surveillée du samedi 4 juillet 2026 au dimanche 30 août 2026 inclus, dans les limites de la zone aménagée et balisée à cet effet, le mardi de 13h30 à 17h30 et du mercredi au dimanche de 13h30 à 18h30
- Lac de Montbel côté Montbel : à compter du 1er juillet, la baignade sera surveillée de 13h à 19h es lundi, mardi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Pas de surveillance pour la baignade le mercredi
- Sainte Croix Volvestre : la baignade sera surveillée à compter du 07 juillet 2026 jusqu’au 28 août 2026, du mardi au dimanche inclus, ainsi que le 14 juillet et le 15 août de 14h30 à 18h30.
Autant de créneaux à bien vérifier avant de se jeter à l’eau, la surveillance ne couvrant pas l’intégralité de la semaine sur chacun des sites.
Interviews conjointes avec Stéphanie de Pyrénées FM et Antoine Cochet de la Gazette Ariégeoise





