Le 26 juillet marque la Journée internationale de l’espéranto, qui célèbre cette année les 139 ans de la langue internationale créée pour permettre aux hommes de communiquer « à armes égales », par-delà les frontières culturelles et linguistiques.
À cette occasion, l’Association mondiale d’Espéranto a diffusé un message rappelant que cette langue planifiée reste avant tout un mouvement international porté par l’engagement bénévole, la collaboration et le respect entre les cultures.
Selon l’association, le bénévolat constitue l’un des fondements des organisations espérantistes à travers le monde, aux côtés de l’attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme et, plus récemment, d’une contribution active aux dix-sept objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Ces organisations s’attachent ainsi à tisser des réseaux internationaux de solidarité et d’inclusion, tout en œuvrant à la réduction des inégalités et au renforcement des partenariats à l’échelle mondiale.
L’enseignement bénévole de l’espéranto, cité en exemple, illustre cette démarche : en réduisant les barrières linguistiques, il élargit l’accès à l’apprentissage et rejoint directement l’objectif n° 4 des Nations unies consacré à l’éducation. L’association met également en avant sa contribution à l’objectif n° 16, relatif à la paix, à la justice et aux institutions fortes, à travers le développement d’un dialogue interculturel fondé sur l’égalité entre les peuples et une mise en contact des humains dépourvue d’impérialisme linguistique.
Pour l’Association mondiale d’Espéranto, la construction d’un monde plus juste et plus durable ne repose pas uniquement sur les politiques publiques, mais aussi sur l’engagement volontaire de citoyens désireux de contribuer au bien commun. En reliant service volontaire, éducation et dialogue interculturel, l’espéranto illustre selon elle que cette construction demeure un effort collectif. Le message reprend à ce titre une formule de la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, selon laquelle nous serions « meilleurs ensemble ».
L’association invite désormais l’ensemble de la communauté internationale à expérimenter l’usage de l’espéranto comme outil de collaboration fondé sur l’égalité universelle et la valorisation des différences. Les espérantistes dont le groupe esperanto.ariege se retrouveront à Graz, en Autriche, du 1er au 8 août, à l’occasion du 111e Congrès mondial d’espéranto.





