REPORTAGE 🎥 Du 24 octobre au 14 novembre, une nouvelle initiative artistique investit Saint-Girons avec deux expositions, entre espace public et lieu culturel. À l’origine du projet, l’association Le Cri des Cailloux faire circuler la création et provoquer la rencontre.
Et si l’art sortait des murs pour aller à la rencontre de chacun ? C’est l’esprit de « Totems & autres tabous », le double rendez-vous imaginé par Le Cri des Cailloux. Dès le 24 octobre, la Petite Rue des Jacobins accueille une exposition extérieure consacrée à « Totems », tandis que l’Hémicycle, le restaurant doublé d’un lieu culturel au 16 avenue Paul-Laffont, présente simultanément « Totems & autres tabous » jusqu’au 14 novembre.
Derrière ces propositions, une dizaine d’artistes aux univers singuliers, pour la plupart installés en Couserans, réunis au sein de cette toute nouvelle association « Le Cri des Cailloux » autour d’une même envie d’explorer des territoires créatifs multiples : photographie, peinture, gravure, mosaïque, sérigraphie, créations végétales ou encore arts plastiques. Des pratiques différentes, des regards singuliers, mais un même goût pour l’expérimentation et le dialogue entre les disciplines. Ici, pas question d’enfermer les œuvres dans une définition unique : elles invitent à s’arrêter, à regarder autrement, à laisser jouer l’imaginaire.
Faire vivre l’art au cœur de la cité
Créée à Saint-Girons, l’association Le Cri des Cailloux entend justement favoriser la création, les collaborations entre artistes et l’accès à l’art pour tous les publics autour de la diversité et des mélanges artistiques proposés. Expositions, ateliers et rencontres ont vocation à faire émerger de nouvelles passerelles entre les créateurs et les habitants. Ces premières expositions constituent ainsi une étape importante pour le collectif, qui souhaite inscrire son action dans la vie culturelle locale et favoriser entre autres le lien social et l’accès à l’art pour tous.
Photographe, réalisateur et plasticien, installé à Saint-Girons depuis 2016, Thierry Rajic est l’une de ces chevilles ouvrières qui porte cette dynamique collective. Son travail, marqué par une approche humaine et sociale, rejoint l’ambition du projet : faire de l’art un espace de rencontre, de curiosité et de partage. « Il y avait une envie profonde pour certains d’entre nous de pas être seuls à travailler dans notre coin et de partager les expériences, en transversalité dans nos arts respectifs ». A terme tous espèrent dénicher un local collectif qui leur permettrait de gagner en visibilité, continuer leurs collaborations et pourquoi pas même y donner des cours et organiser des ateliers.
Le lancement de cette double exposition est prévu le samedi 24 octobre avec un café-croissants à 10 heures, Petite Rue des Jacobins, jusqu’au 31 octobre puis un vernissage à 12 heures à l’Hémicycle, le même jour. Une invitation à découvrir des univers artistiques variés et à donner, le temps d’une visite, une autre place à la création dans la ville. En attendant les préparatifs vont bon train dans la cour, redonnant vie à l’ancienne petite école.
A l’image : Thierry Rajic – photographe, réalisateur


