INTERVIEW 🎙️ Comme chaque année désormais, Georges Patrick Gleize est venu présenter son dernier roman au micro de Dominique Mourlane, libraire au Relais de Poche à Verniolle, pour la rubrique « Le livre de la semaine » d’Azinat. Un rendez-vous devenu une tradition, que l’auteur honore avec la même fidélité qu’il en témoigne à sa maison d’édition, Calmann-Lévy. Après Quand fleurissent les magnolias, il publie Tel un oiseau blessé, un polar qui reste solidement ancré en Ariège.
L’enquête suit la route nationale de Tarascon à Pamiers, avec une incursion à Toulouse pour y chercher quelques éclaircissements. Le libraire souligne le plaisir manifeste que l’auteur prend à décrire le département. Pour Georges Patrick Gleize, la raison est simple : l’Ariège est son pays natal. Le point de départ du livre est pourtant un souvenir précis, celui d’un bizutage dont il n’a pas été victime, mais qu’il a vu de ses propres yeux lorsqu’il était écolier. Il en a tiré une réflexion sur les violences enfantines, dont on mesure rarement à quel point elles peuvent laisser des traces, parfois des années plus tard.
Bonjour Georges Patrick GLEIZE et merci de vous prêter cette année encore a ce qui devient un rendez attendu, l’interview pour Azinat de votre dernier roman. Après « Quand fleurissent les magnolias » vous restez sur le territoire ariégeois avec ce nouvel ouvrage « Tel un oiseau blessé » qui est une enquête qui suit la nationale 20 de Tarascon à Pamiers en faisant un saut quand même à notre capitale Toulouse. On sent un certain plaisir jouissif dans votre descriptif de notre département.
Dans ce roman vous mettez en avant la gendarmerie nationale à travers le personnage de Catherine Lemonnier, adjudant-chef, jeune retraitée, sortie de son ennuie pour réduire une vieille affaire (cold case) non élucidée. Elle y mettra toute ses compétences et son imagination pour y arriver. Quel a été votre fil conducteur pour partir dans cette direction, ou bien quelle a été l’idée de départ ?
Vous échelonnez au long du récit le quotidien de la filière du livre à travers les auteurs, les éditeurs, les ateliers d’écritures et les libraires, ses difficultés d’en vivre mais aussi la passion qui nous animent. Merci pour ce rappel. Toutefois vous avez un mot aigre doux concernant un collègue libraire. Est-ce une aventure qui vous est arrivée ?
Vous revisitez également le passé, en particulier en reconstituant une ancienne classe de Mercus Garrabet ce 1950. C’est un exemple marquant de la nostalgie qui occupe ce livre. Est-ce un peu votre état d’esprit ?
Merci Georges Patrick Gleize pour ce joli polar, bien mené et qui nous fait revoir notre géographie locale, merci encore de nous donner de belles histoires à lire et à imaginer. Je recommande particulièrement aux lecteurs d’Azinat cet nouvel opus Tel un oiseau blessé.
Par Dominique Mourlane,
libraire au Relais de Poche à Verniolle

Alexandre Borderie, gérant de supermarché apprécié de tous, est retrouvé mort sur le parking de son magasin, la nuque brisée, une silhouette de choucas tamponnée sur le front.
Quelques années plus tard, deux autres hommes subissent le même sort. Aucun lien apparent, sinon une signature macabre…
À Montgailhard, l’adjudant-chef Catherine Lemonnier, tout juste retraitée de la gendarmerie, s’ennuie ferme. Elle accepte de se pencher sur ce cold case que ses anciens collègues n’ont pas su élucider. En fouillant les archives, elle découvre que les trois victimes ont fréquenté la même école primaire dans les années 1950.
Parmi les anciens élèves, un nom ressort : celui de Paul Maisonneuve, écrivain régional à succès.
Pour approcher ce suspect aussi fascinant que troublant, Catherine s’inscrit à son atelier d’écriture à Toulouse. Quitte à se mettre elle-même en danger…
Jusqu’où ira-t-elle pour faire éclater la vérité ?


