Le Premier ministre a publié le décret portant renouvellement du classement du Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, pour la période 2026-2041. Une décision saluée avec fierté par les responsables du Parc, qui y voient la récompense d’années de travail et de mobilisation collective au service du territoire, et le point de départ d’une nouvelle Charte articulée autour de la préservation, de l’adaptation et du bien-vivre.
Le Parc, dont le siège est basé à Montels, sort de ce classement à la fois agrandi et conforté dans son identité. Il compte désormais 164 communes, s’étend sur 3 284 km² et rassemble près de 64 000 habitants, ce qui représente près de la moitié du département de l’Ariège. Cette ampleur en fait l’un des plus vastes territoires habités parmi les soixante Parcs naturels régionaux que compte la France.
La nouvelle Charte s’accompagne d’un élargissement du périmètre du Syndicat mixte du Parc, avec l’intégration de nouvelles communes issues de l’Agglo Foix-Varilhes, de la Communauté de communes du Pays de Tarascon et de la Communauté de communes de la Haute Ariège. Cette extension enrichit également le patrimoine naturel du territoire par l’intégration de nouveaux sites Natura 2000, parmi lesquels le Pech de Foix, les Quiés de Tarascon et la vallée de l’Aston.
Le Parc gagne aussi en attractivité touristique et culturelle grâce à l’arrivée de sites majeurs comme le Parc de la Préhistoire ou les Forges de Pyrène.
Pensée pour les quinze prochaines années, la nouvelle Charte repose sur trois grandes ambitions. La première place les habitants au cœur du projet : il s’agit de favoriser le bien-vivre, la qualité de vie et le lien entre les générations, tout en encourageant le « faire ensemble », la transmission des savoirs et l’implication de la jeunesse, considérée comme actrice des décisions de demain. Le Parc affirme également sa volonté de rester un territoire attractif, capable d’accueillir de nouveaux habitants, de nouvelles activités et de nouveaux projets.
La deuxième ambition fait de l’adaptation au changement climatique un axe structurant de l’action publique. Le Parc entend poursuivre et amplifier les démarches déjà engagées sur la maîtrise de l’énergie, la sobriété énergétique, le développement cohérent des énergies renouvelables, ainsi que l’adaptation des activités économiques et des mobilités, tout en préservant l’identité du territoire. La coopération à l’échelle du massif pyrénéen est présentée comme un levier essentiel pour relever ces défis collectivement.
Le troisième axe porte sur la gestion durable des ressources naturelles. La Charte confirme la poursuite des actions en faveur de la qualité des paysages et de l’architecture des communes, ainsi que le renforcement des stratégies d’observation et de préservation de la biodiversité, à travers les continuités écologiques que sont les trames verte, bleue et noire. L’eau constitue un autre enjeu majeur, avec l’objectif de garantir une ressource durable pour l’ensemble des usages, tandis que la gestion du foncier devra composer entre développement agricole, protection des espaces naturels, préservation du patrimoine et qualité des paysages.
Avec une forêt couvrant 57 % de sa superficie, le Parc poursuivra enfin la recherche d’un équilibre entre protection, exploitation raisonnée et valorisation de cette ressource essentielle pour le territoire.





