Après cinq mois de travaux, la déchèterie de Varilhes dispose désormais d’un nouvel équipement dédié aux déchets dangereux, mis à disposition des usagers depuis fin juillet.
Ce nouveau local, semi-fermé, a été conçu sur deux niveaux. En haut du quai, les usagers sont invités à déposer eux-mêmes leurs déchets dangereux, ou à les apporter à l’aide de chariots mis à disposition à l’entrée. Piles, cartouches d’impression, huiles, néons et ampoules doivent être jetés dans les contenants spécifiques prévus à cet effet.
Les pots de produits chimiques — peintures, produits de piscine, de jardin, de bricolage ou d’entretien de la maison —, tout comme les écrans, les appareils soufflants (ventilateurs, hottes, radiateurs) et certains autres déchets tels que les pinceaux, sont quant à eux à déposer sur les tables installées à l’entrée du local. Les agents de la déchèterie sont présents pour orienter chaque usager dans sa démarche.
Le second niveau, situé en bas du quai, est réservé à la reprise des produits par les éco-organismes. Une fois pleines, les caisses de stockage sont acheminées grâce à un monte-charge installé à l’intérieur du bâtiment.
Cet aménagement doit permettre de faciliter la manipulation des déchets par les agents, tout en sécurisant le site pour les usagers comme pour les exploitants, en évitant toute coactivité entre dépôt et reprise. Le haut du quai reste ainsi un espace strictement réservé au dépôt, où aucun engin d’enlèvement des déchets ne peut circuler.
La construction de ce nouveau local aura nécessité cinq mois de travaux, de mi-mars à mi-juillet 2026, pour un investissement total de 300 000 euros.
Qu’est-ce qu’un déchet dangereux ?
Un déchet est qualifié de dangereux lorsqu’il contient des éléments toxiques ou nocifs, susceptibles de présenter un risque pour la santé ou pour l’environnement. Cette catégorie regroupe plusieurs types de déchets :
- ceux issus des produits chimiques utilisés pour le chauffage, l’entretien intérieur et extérieur, l’entretien des véhicules ou le bricolage — reconnaissables au pictogramme du losange rouge apposé sur leur étiquette —,
- ceux issus d’équipements électriques et électroniques comme les téléviseurs, radiateurs ou ventilateurs,
- ceux qui contiennent des substances toxiques telles que le mercure, le plomb ou le lithium, à l’image des ampoules et des piles
- les déchets particulièrement polluants pour les milieux naturels comme les huiles minérales et synthétiques.
- Qu’ils soient vides, souillés ou qu’ils contiennent encore des restes de produit, ces emballages ne doivent en aucun cas être déposés dans le bac jaune ni jetés avec les ordures ménagères, en raison de leur caractère toxique, inflammable ou polluant.

En apportant ces déchets à la déchèterie, les usagers en garantissent une valorisation optimale par les principaux éco-organismes qui en assurent la prise en charge — EcoDDS, Cyclevia, Ecosystem, Ecomaison, ReFood ou encore Ecologic —, tout en limitant l’impact sur la santé, l’environnement et les installations de traitement du SMECTOM, à commencer par le centre de tri des emballages.
Source : www.smectom.fr





