INTERVIEW & VIDEO 🎙️ La « Fête du Pain » mercredi dernier à Prat-Bonrepaux a battu son plein pour le plus grand bonheur des petits écoliers du village. De quoi faire bien lever les vocations…
La halle de Prat-Bonrepaux piaillait d’effervescence en ce mercredi matin malgré une météo pourtant maussade. Le Syndicat Patronal des Boulangers et Boulangers-Pâtissiers membre de l’U2P de l’Ariège désormais présidé par Anthony Parolin-Maurette organisait « la fête du Pain ». Tradition, toute artisanale, respectée pour cette 30ème édition, proposée conjointement par la Confédération Nationale des Boulangers Pâtissiers de France, dont l’instance départementale est maintenant pilotée par Marylin Vital-Doussat (boulangère installée à Pamiers), avec la Chambre des Métiers et le CFA.
Une manifestation qui arpente années après années différents lieux d’Ariège et creuse son sillon, surtout dans les têtes auprès des jeunes. Le point d’orgue de cette nouvelle édition aura été en effet l’accueil de près 100 élèves de l’école primaire du village, soit tous les écoliers excepté les maternelles. Alors par petits groupes, dans la joie et la bonne humeur, chacun a mis la main à la pâte et confectionné pains et pâtisseries, depuis la farine jusqu’à la cuisson au four, sous la direction de leurs professeurs et de Cédric Claustre et Patrick Plaideau, formateurs ‘boulangerie-pâtisserie’ au CFA de Foix. Et, quoi de mieux qu’être accompagnés également pour se faire, par un passionné. En l’espèce l’artisan boulanger de la commune, Mathieu Dubois qui avec son commerce « Aux Saveurs de Prat », régale toutes les papilles, du village et d’ailleurs, depuis près de quinze ans désormais.
Un métier qui évolue et joue collectif
Au-delà de l’aspect festif, l’enjeu bien évidemment pour les représentants du « monde de la boulange » est de se tourner davantage vers les jeunes et profiter de ce public très réceptif pour valoriser le métier et préparer demain. L’occasion de mettre un coup de projecteur sur une profession qui reste omniprésente en Ariège avec 169 boulangers pâtissiers recensés (dont 75 boutiques d’artisans), forte de ses valeurs, pétrie de proximité et de lien social. Un métier » pour ceux qui se lèvent tôt », qu’il s’agit aussi de rendre plus accessible, moins pénible qu’il n’y paraît et apporte son lot de satisfactions entre exigences artisanales reposant sur la satisfaction du « travail bien fait » et celle des clientèles.
En témoigne également le nombre d’apprentis accueillis au CFA, stable, années après années, autour d’une cinquantaine de jeunes au total entre les spécialités ‘boulangeries et pâtisseries’, en 1ère et 2ème année. Alors même si le secteur est impacté, comme bien d’autres en ces périodes troublées, il est soutenu par le plaisir du goût retrouvé autour de qualités et saveurs saines et locales, par les clientèles. D’autant que le métier a su évoluer au fil du temps s’agrémentant d’espaces snacking ou salon de thé comme en témoignent également le regain d’attractivité pour la pâtisserie. « Puis, insiste la présidente, il faut des forces vives qui se mobilisent, pour faire face notamment au nombreux départs à la retraite. C’est important d’échanger, pour partager sur ses soucis et problématiques. Aujourd’hui, le syndicat c’est une façon de faire évoluer notre métier, puis de se raccrocher à une branche …et se dire on n’est pas seuls ».
Cerise sur le gâteau, il va s’en dire, chacun des écoliers est reparti avec sa création du jour.
A l’image : Marylin Vital-Doussat, présidente du Syndicat Patronal des Boulangers et Boulangers-Pâtissiers d’Ariège.






